Hijos del Campo

Hijos del Campo, Foyer d’accueil de jour, Florencio Varela, Buenos Aires 

Le foyer se situe dans une zone semi-rurale où la plupart des familles vivent de l’agriculture, employées dans des fermes, quand ils ne sont pas au chômage. La plupart des jeunes quittent l’école afin de soutenir financièrement leurs parents par le biais de travail informel et précaire. Le père est souvent absent du groupe familial et ce sont les mères ou les grands frères qui s’occupent des plus jeunes enfants. 

Dans ces quartiers, où il n’existe ni parcs publics ni lieux de rencontre, le foyer « Hijos delCampo » est le seul espace d’accueil pour les enfants et les jeunes de la communauté. Ce foyer existe depuis 1998 dans une zone isolée et privée d’écoles, de transports publics et de postes de santé.  

 La première réponse de l’organisation sociale « Hijos del Campo » a été la création d’une maternelle et d’une infirmerie. Ensuite, Mate Cocido a financé la réhabilitation du foyer d’accueil ainsi que la réhabilitation des locaux destinés aux ateliers de boulangerie, de couture, ainsi que celui utilisé pour donner des cours théoriques. L’objectif principal étant de donner les moyens à ces jeunes de participer à ces ateliers dans de bonnes conditions.  

En plus des 100 enfants qui se rendent au foyer de façon régulière, 300 jeunes participent par intermittence aux ateliers artistiques (cirque, danse, musique et marionnettes).  

Témoignage Hijos del Campo

Le foyer d’accueil de jour de Hijos del Campo si situe dans une région semi-rurale avec peu de circulation vers d’autres communes permettant pour le moment de se tenir à l’écart de la contagion du COVID-19.

Cette situation rend la quarantaine moins rigoureuse qu’à Buenos Aires. Nous étions déjà un peu isolés à cause du chômage, puisque parmi les voisins il n’y a que 10 personnes avec un travail stable qui sortent du quartier pour travailler ailleurs, les autres travaillent temporairement pendant certains jours et sont soutenus par des plans sociaux. Pour cette raison, la circulation en dehors du quartier est faible.

Dans le foyer d’accueil, nous avons dû arrêter l’activité quotidienne. De toute façon nous sommes en contact via les éducateurs, avec l’élaboration d’activités que les enfants peuvent faire à la maison,  nous avons décidé de ne pas le faire virtuellement, mais avec des dossiers  préparés avec le programme que nous avions prévu.

Nous remarquons qu’il y a beaucoup de gens qui, par manque de travail, et comme le plan social ne suffit pas, se retrouvent dans une situation difficile. Grâce à des dons et  aux bourses de l’État nous leur venons en aide avec des colis alimentaires. Ce n’est pas beaucoup, mais toute aide est bienvenue.

Nous nous relayons pendant la semaine avec les éducateurs afin de préparer le retour des enfants au foyer d’accueil dès que la quarantaine sera terminée. Nous l’avons peint, nous avons mis des plantes, etc.

Nous soutenons aussi deux personnes proches de Hijos del Campo qui dirigent une soupe populaire en dehors notre quartier,  qu’ils distribuent à la population la plus démunie.